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Une micro-sonde RMN métabolique in vivo


​Une collaboration incluant l'Iramis et l'Institut Frédéric Joliot (NeuroSpin) a conçu une microsonde de résonance magnétique nucléaire (RMN) dont le microcapteur est associé à une sonde de microdialyse. Ce dispositif peu invasif permet de décrypter des activités métaboliques complexes. C'est une première étape vers un outil de RMN clinique pour des organes tels que le sein, le foie, les tissus adipeux ou les muscles squelettiques.

Publié le 23 mars 2017

​Souvent couplée à une technique d’analyse, la microdialyse est couramment utilisée pour enregistrer des fonctions biochimiques in vivo chez les animaux et des patients atteints de maladies graves. Une sonde à aiguille fine insérée dans le tissu corporel permet de recueillir des métabolites produits en réaction à des stimuli. Jusqu’à présent, le très faible volume disponible (microlitre) n’autorisait pas de spectrométrie RMN en continu.

Les chercheurs de la DRF ont réussi à positionner une bobine de détection de RMN de taille micrométrique en sortie de microdialyse. Ils ont ainsi pu améliorer fortement la sensibilité de mesure et accéder à une acquisition en ligne des spectres RMN des métabolites. De plus, la microsonde peut être placée à l’intérieur d’un scanner IRM qui peut alors fournir des images IRM des produits de la microdialyse.

La microsonde a été testée sur des cellules tumorales in vitro et dans un modèle animal. Les spectres RMN obtenus en moins de quatre minutes indiquent un niveau élevé de lactate extracellulaire, un biomarqueur tumoral et de métabolisme cérébral.


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