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Mieux connaître la quasi-fission


​Une collaboration franco-australienne impliquant l'Irfu (dont le Ganil) a conduit à une meilleure connaissance d'un mécanisme critique pour la synthèse de noyaux super-lourds : la quasi-fission au cours de laquelle des noyaux interagissent en échangeant des nucléons.
Publié le 6 mars 2018
​Les physiciens nucléaires cherchent à synthétiser des noyaux toujours plus lourds en utilisant la fusion nucléaire. Celle-ci est en compétition avec les réactions de quasi-fission. Les réactions de fusion étant la plupart du temps suivies d'une réaction de fission, il est très difficile de les différencier des réactions de quasi-fission. C'est pourquoi des chercheurs étudient la quasi-fission seule pour mieux cibler la quête de noyaux super-lourds. 

L'équipe franco-australienne a ainsi étudié des réactions de quasi-fission induites par des collisions entre des ions projectiles de 48Ti, accélérés à 276 MeV, et des atomes cibles de 238U. Leur expérience auprès de l'accélérateur de l'Australian National University (ANU), à Canberra, leur a permis d'identifier pour la première fois la composition en protons et neutrons des fragments créés (jusqu'à 94 protons).

Ils ont observé une production intense de noyaux autour du nombre de protons 82 (plomb) correspondant à un nombre dit magique, pour lequel les noyaux sont particulièrement stables. Cette mesure révèle le rôle très important des effets quantiques dans les réactions de quasi-fission. Ces effets conduisent à une organisation en couches des nucléons dans les noyaux produits.

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