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3 questions à Ioannis TSANAKAS


Nous avons eu le plaisir d'échanger avec Ioannis TSANAKAS, expert en diagnostic et fiabilité des systèmes photovoltaïques et chef de projets R&D au sein du Département des Technologies solaires du CEA-Liten à INES.

Publié le 25 juin 2026

Quel est ton rôle au sein du Département des Technologies solaires du CEA-Liten et de l'écosystème du photovoltaïque ?

​Mon domaine d'expertise est le diagnostic et la fiabilité des systèmes photovoltaïques. Mon objectif, avec nos équipes, est d'être au service des exploitants de centrales pour améliorer leurs opérations et rendre le photovoltaïque toujours plus fiable et rentable. C'est aussi, pour des enjeux environnementaux, gérer ou repousser la fin de vie, permettre une seconde vie des composants, dans une logique d'économie circulaire.

Ça c'est le sujet. Par contre, ma mission globale ne se concentre pas uniquement sur la recherche, mais plutôt le montage et la gestion de projets collaboratifs. Pour cela, en amont, je participe aux instances et groupes de travail à échelle européenne comme l'ETIP-PV, SolarPower Europe et le programme PVPS de l'Agence Internationale de l'Energie (IEA). Dans ces groupes de travail, avec la communauté des experts scientifiques et industriels, nous définissons nos feuilles de routes. Ce sont elles qui guident les dispositifs européens et nationaux pour le soutien à la recherche et à l'innovation pour le photovoltaïque.

Qui es-tu ? Qu'est ce qui amène à cette mission ?

Je suis né et j'ai grandi en Grèce. J'y ai poursuivi mes études et ma thèse à l'Ecole Polytechnique du Democritus University.

Je suis ensuite allé chercher une expérience à l'international en commençant par un post-doctorat au four solaire de Odeillo, dans le laboratoire PROMES du CNRS. Pendant cette année en France, le CEA a repéré les travaux de ma thèse qui portait sur le diagnostic des panneaux photovoltaïques. Ils m'ont contacté et j'ai pu immédiatement enchainer et rester en France pour un deuxième post-doc dans les laboratoires du CEA à l'INES. J'ai eu encore deux très belles expériences par la suite, en Norvège et en Belgique, toujours dans la recherche et dans le photovoltaïque, avant de revenir, de façon permanente, au CEA en Savoie.

Et je dois dire que je me suis passionné pour la recherche appliquée, de voir nos travaux se traduire ensuite en prototypes et produits dans l'industrie : des résultats concrets pour préparer l'avenir ! J'ai en fait, en cours de route, changé mes plans initiaux. Moi qui pensais, étudiant, me destiner à une carrière académique et enseigner, j'ai choisi la recherche ici. (J'aurais aussi pu être DJ mais ça c'est une autre histoire !)

Mon parcours multiculturel a vraiment influé sur mon métier et ce que j'aime faire professionnellement. Je suis un homme de réseau, j'aime cet aspect relationnel et collaborer avec d'autres experts, d'autres cultures, sur une même thématique, réunir les forces dans un même objectif.

 

Aujourd'hui, quelle est notre force dans ton domaine ?

Pour moi, ce qui fait l'atout majeur du CEA, et du site de l'INES, c'est de bénéficier d'infrastructures et d'équipements d'excellence et cela sur toute la chaine de la valeur du photovoltaïque. C'est vraiment une particularité forte de notre positionnement que seuls 1 ou 2 organismes en Europe peuvent revendiquer. Cela permet une recherche au top niveau.

Une autre de nos forces et que j'apprécie personnellement c'est le côté très multidisciplinaire de nos laboratoires et chercheurs. Cela nous permet une grande agilité, et c'est très intéressant, une nouvelle fois, d'associer différentes cultures et profils scientifiques dans un même objectif.

Enfin, je constate chaque jour la renommée et la crédibilité du CEA dans mon domaine au plan européen. C'est un avantage clé, à la fois pour participer aux projets les plus pertinents, mais aussi de gage de réussite. Nous avons un impact et une influence réels.


 



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