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MIRCEN : de nouvelles caméras TEP-TDM pour l’étude des maladies neurodégénératives


​Le département MIRCEN, implanté sur le site de Fontenay aux Roses, a reçu en juillet 2025 deux nouvelles caméras TEP-TDM dédiées à l’étude des maladies neurodégénératives. Ces nouveaux équipements, financés par le Plan d’Investissement France 2030 dans le cadre de la jouvence des équipements scientifiques des Infrastructures Nationales en Biologie et Santé, viennent compléter l’offre d’imagerie biomédicale de l’infrastructure NeurATRIS. Les premières images ont été acquises en octobre 2025.

Publié le 28 novembre 2025

​​​La jouvence des équipements scientifiques : un défi pour la recherche française

Les maladies neurodégénératives — Parkinson, Alzheimer, Huntington ou sclérose en plaques — constituent un défi majeur de santé publique et un champ d'investigation prioritaire pour la recherche translationnelle. Dans ce contexte, l'Infrastructure Nationale en Biologie et Santé NeurATRIS poursuit la jouvence de ses équipements afin de maintenir des technologies à la pointe de la recherche. NeurATRIS bénéficie depuis 2012 d'un financement du Programme Investissement d'Avenir pour doter ses plateformes d'équipements innovants notamment en imagerie. En 2024, NeurATRIS a reçu un financement complémentaire via le Plan d'investissement France 2030 afin de renouveler ses équipements d'imagerie TEP devenus obsolètes. Le département MIRCEN a ainsi acquis en juillet 2025 deux nouvelles caméras TEP-TDM IRIS XL (Inviscan Imaging Systems), installées sur le site de Fontenay-aux-Roses. Ces équipements remplacent les caméras TEP Focus 220, devenues obsolètes, et constituent les premiers systèmes IRIS XL opérationnels en France. Les premières images ont été obtenues en octobre 2025.

Une meilleure résolution et la combinaison TEP + TDM pour une meilleure compréhension des maladies neurodégénératives in vivo

La technologie TEP-TDM est la combinaison de deux méthodes d'imagerie : l'imagerie métabolique par tomographie par émission de positon et l'imagerie anatomique avec la tomodensitométrie. Elle permet d'obtenir des images anatomiques ainsi que de l'information sur l'activité métabolique des cellules.

Les deux caméras IRIS XL, dotées d'un double anneau de détecteurs TEP, sont les premiers équipements de ce type installés en France : cette configuration permet un champ de vue axial élargi de 104 à 400 mm, une résolution inférieure à 1 mm et une sensibilité améliorée (≈ 4 %). Ces nouvelles caméras permettent de faire de l'imagerie corps entier pour des modèles rongeurs, et de l'imagerie de tête et de torse dans des modèles de primates non humains.

Alors que les caméras Focus220 n'étaient pas dotées de système de tomodensitométrie, les caméras IRIS XL génèrent des images TDM automatiquement alignées avec les images de TEP avec le même champ de vue, et sont utilisées pour calculer la correction d'atténuation des images TEP.

Le système intègre un tomodensitomètre totalement autoblindé, garantissant une meilleure radioprotection des utilisateurs et permettant l'acquisition rapide d'images structurelles haute résolution (~70 µm) pour la correction d'atténuation TEP, le suivi anatomique ou le guidage stéréotaxique. Les outils de reconstruction et de segmentation 3D assurent un recalage précis avec les images IRM acquises sur les plateformes 7T (modèles de primate non humain) et 11,7T (modèles rongeurs) de MIRCEN.

Des premières images ont été acquises dans deux modèles :  rongeur et primate non humain.


@MIRCEN, CEA



Reconstruction 3D d'une acquisition corps entier par tomodensitométrie, superposée à l'image 3D TEP. La TDM montre l'anatomie du squelette du rongeur, tandis que la TEP (en couleurs) montre la biodistribution dans tout le corps d'un radioligand. Les organes dans lesquels le radioligand s'accumule le plus ont une intensité de couleur qui tend vers le rouge, tandis que les zones avec peu de radioactivité sont représentées par des couleurs bleu foncé. Cette étude visait à évaluer la biodistribution d'un nouveau radioligand PET dans les organes du corps entier.​

​Ces équipements renforcent significativement la capacité de MIRCEN à étudier in vivo les mécanismes pathologiques et l'efficacité de thérapies innovantes contre les maladies neurodégénératives. Ils représentent un investissement stratégique pour accélérer le transfert des découvertes vers la clinique au bénéfice des patients.​

Contact: Nadja van Camp

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