Alexandra Colin - CEA-Irig/LPCV
Titre :
Resource sharing in cells: the case of competitive actin structures
Acronyme :
SHARETHEPOOL
Fascinée par la question : à partir de quand un système devient vivant ? Alexandra entame des études de biologie ouvertes sur les autres sciences, puis oscille entre biologie et chimie à l'ENS Ulm, avant d'opter pour une thèse à la frontière des deux. Elle y découvre le cytosquelette, ce réseau de protéines du cytoplasme impliqué dans l'auto-organisation du vivant.
Après un premier post-doctorat à l'Institut Pasteur à Paris, Alexandra rejoint le Cytomorpholab au CEA-Irig/LPCV (Laboratoire de physiologie cellulaire et végétale) à Grenoble, où elle travaille sur la reconstitution de la dynamique des réseaux d'actine dans des environnements confinés. Recrutée au CNRS en 2023, elle continue ses recherches sur cette reconstitution en s'intéressant particulièrement aux mécanismes permettant la coexistence de différentes structures lorsqu'elles doivent partager des ressources limitées.
Le projet ERC
SHARETHEPOOL vise à comprendre comment la cellule alloue ses ressources, notamment comment un stock limité d'actine est partagé pour construire et maintenir de multiples structures dynamiques. L'approche expérimentale sera basée sur la complémentarité entre un système biomimétique et un système cellulaire quantitatif, dont l'un des objectifs sera de reconstituer des structures d'actine dynamiques se partageant les mêmes ressources. Une question importante sera de tester si ces structures peuvent communiquer en détectant les ressources disponibles.
La compréhension de ces mécanismes mettra en lumière la manière dont le vivant organise efficacement des systèmes complexes à partir de composants individuels, une question fondamentale qui s'étend de la biologie moléculaire à la dynamique des écosystèmes.
Nicola Galvanetto - CEA-Irig/IBS
Titre :
Single-molecule dynamics of aggregation at biomolecular condensate interfaces
Acronyme : Interfaces
Après l'obtention d'un doctorat en biophysique et neurobiologie à l'Ecole internationale supérieure d'études avancées (SISSA) de Trieste, Nicola Galvanetto a rejoint l'Université de Zurich comme chercheur postdoctoral où il s'est intéressé aux mouvements, aux interactions et aux assemblages de protéines désordonnées afin de mieux comprendre leur implication dans certains processus pathologiques.
Depuis mars 2026, Nicola dirige sa propre équipe à l'Institut de Biologie Structurale (IBS) de Grenoble, où il développe, grâce à une bourse ATIP-Avenir, un programme de biophysique moléculaire à l'échelle de la molécule unique. Il cherche à comprendre comment les interactions moléculaires donnent naissance à l'organisation et à la complexité du vivant, et comment leur dérèglement peut conduire au développement de maladies.
Le projet ERC
Interfaces vise à comprendre et moduler, à l'échelle de la molécule unique, le comportement des protéines aux interfaces des condensats biomoléculaires, des compartiments sans membrane essentiels à l'organisation spatiale et temporelle des composants cellulaires. Ces travaux pourraient notamment contribuer à mieux comprendre les mécanismes d'agrégation protéique impliqués dans les maladies neurodégénératives et à ouvrir de nouvelles pistes thérapeutiques. Plus largement, ils visent à décrypter les principes fondamentaux qui régissent les interactions entre biomolécules et interfaces biologiques.