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Le réacteur de recherche Jules Horowitz (RJH)

Publié le 20 août 2015

​​Le projet de réacteur de recherche Jules Horowitz (RJH), piloté par la Direction de l’énergie nucléaire du CEA, répond à un défi scientifique et technologique essentiel : tester le comportement de matériaux et combustibles sous irradiation, en soutien aux réacteurs nucléaires actuels et futurs. Le RJH, actuellement en construction sur le site CEA de Cadarache, constituera un outil expérimental d’irradiation unique en Europe à la disposition de l’industrie nucléaire, des organismes de recherche, ainsi que des autorités de sûreté nucléaire et leurs appuis techniques. Il assurera également la production de radioéléments pour la médecine nucléaire et l’industrie non-nucléaire.

​Un réacteur de recherche
pour tester et qualifier
les combustibles et matériaux sous irradiation

Les études sur le comportement des combustibles et matériaux de structure sous irradiation constituent un enjeu fondamental pour la sûreté, la compétitivité des centrales nucléaires actuelles et futures, et l’augmentation de leur durée de fonctionnement.
Le RJH permettra de réaliser ces études de manière sûre et rapide. Avec sa plateforme scientifique et technique et la large palette de tests proposés, le RJH sera un outil expérimental unique pour l’observation et la compréhension du comportement des matériaux en environnement nucléaire extrême.


VidéoLe réacteur de recherche Jules Horowitz (RJH)


Le RJH :
un outil de recherche très performant

Le RJH est un réacteur expérimental. Contrairement à un réacteur de production, il n’est pas destiné à produire de l’électricité, mais à fournir des données scientifiques sur le comportement des matériaux et combustibles nucléaires lorsqu’ils sont exposés à de très fortes sollicitations (forts flux de neutrons).

Le RJH bombardera d’un flux neutronique intense les échantillons de composants que les chercheurs ou industriels souhaitent tester. Au sein des dispositifs expérimentaux du RJH, ces échantillons pourront également être soumis, si besoin, à des pressions et températures extrêmes.

Ces composants subiront ainsi un vieillissement accéléré et seront poussés au-delà des limites prévues pour leur usage nominal, jusqu’à, si besoin, des conditions incidentelles et accidentelles, afin de les qualifier pour un usage industriel.



Le RJH :
un fournisseur de radioéléments
pour la médecine nucléaire

Le RJH sera aussi utilisé pour la médecine nucléaire. Il approvisionnera les hôpitaux en radioéléments à vie courte utilisés par les services d’imagerie médicale à des fins de diagnostic. Ces radioéléments, comme le technétium-99m, ont une durée de vie limitée à quelques heures et doivent par conséquent être produits de façon continue. Le RJH pourra subvenir à 25 % des besoins de l'Union européenne en moyenne annuelle, voire à 50 % temporairement, en cas de besoin.



Des normes de sûreté améliorées

Le RJH est construit en conformité avec le plus haut niveau de sûreté requis par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) :

  • Résistance accrue aux séismes
  • Enceinte de confinement résistante aux risques externes
  • Diesels de secours séparés pour garantir l’alimentation électrique
  • Système d’évacuation de la chaleur résiduelle en air
  • Seconde salle de contrôle en cas de situation d’urgence



Un projet international

Le projet RJH, actuellement en construction sur le site CEA de Cadarache, regroupe, autour du CEA, propriétaire, exploitant nucléaire et maître d’ouvrage de l’installation, au sein d’un consortium international, les partenaires industriels français EDF et AREVA, la Commission européenne, ainsi que les organismes de recherche des pays suivants: Belgique, République tchèque, Espagne, Finlande, Inde, Israël, Suède et Grande-Bretagne.

En échange de leur participation financière, les membres du consortium bénéficieront de droits d’accès garantis aux capacités expérimentales du RJH pour mener à bien leurs propres recherches sur le comportement des matériaux sous irradiation.


Réunion de travail au RJH
Réunion de travail - Crédit : L. Godart/CEA

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Le chantier
de construction
et son impact économique

  • La construction du RJH génère, en moyenne, 100 à 300 emplois directs et 300 à 1 000 emplois indirects selon les différentes phases du chantier. Environ 150 personnes seront nécessaires durant sa période d’exploitation, prévue pour 50 ans.

  • La mise en exploitation du RJH est prévue d’ici à la fin de la décennie.

  • La pose du dôme de l’enceinte réacteur en décembre 2013 a représenté une étape majeure de la construction.


Vue du chantier de construction du RJH sur le centre de Cadarache
Vue du chantier de construction du RJH sur le centre CEA de Cadarache (2015)
© G. Lesénéchal/CEA













La surveillance
de l’environnement

Le RJH, comme toutes les autres installations nucléaires, fera l’objet de contrôles radiologiques et chimiques sous la supervision des autorités de contrôle des pouvoirs publics. En particulier, l’eau de refroidissement sera fréquemment contrôlée (température et absence de radioactivité).



Partenaires actuels du consortium RJH : organismes de recherche et industriels - 2015

Le RJH mobilise un consortium international autour du CEA, propriétaire, exploitant nucléaire et maître d’ouvrage de cette installation. En mars 2007, la signature de l’accord de consortium pour la construction et l’exploitation du RJH a fédéré les premiers partenaires. Celui-ci regroupait autour du CEA, AREVA et EDF (France), CIEMAT (Espagne), NRI (République tchèque), SCK.CEN (Belgique), VTT (Finlande) et la Commission européenne. En 2009, le consortium s’est élargi au DAE (Inde), à l’IAEC (Israël) en 2011, au NNL (Grande- Bretagne) en 2014 et à STUDSVIK (Suède) en 2015. Le JAEA (Japon) s’est engagé concomitamment dans le programme RJH.

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