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Une puce silicium détectrice de toxines


Des cas d’intoxications alimentaires dues à des phycotoxines (ou toxines marines) ont révélé un problème grave de santé publique et la nécessité de mettre en place des outils d’alerte toujours plus sensibles et fiables. Sur la base d’une interaction spécifique connue entre toxines et canaux ioniques, des chercheurs du Laboratoire biopuces (iRTSV, CEA/Grenoble) et du Leti (DRT) ont développé une puce silicium qui décèle la présence de toxines via la modulation d’un courant électrique cellulaire. ​

Publié le 3 février 2011

​Cette puce, afin d’être intégrée au sein d’un capteur au format mallette (Toxint’patch), a nécessité une étape d’analyse de l’interface cellule-puce pour définir les conditions qui améliorent le processus de scellement des cellules sur la puce. Au cours d’une étude multiparamétrique en collaboration avec le LMGP/INPG-Minatec et l’institut des Neurosciences de Grenoble, les chercheurs ont montré l’importance de deux paramètres : le diamètre du micro-trou sur lequel la cellule est « scellée » ainsi que l’énergie de surface. Cette puce silicium est en cours d’intégration au sein d’une mallette pour automatiser la procédure de tests, paralléliser ces tests sur 9 sites de mesures et, à termes, traduire directement la signature électrique en un signal d’alerte d’intoxication. Ce principe de détection du Toxint’patch peut être adapté à d’autres secteurs, comme le contrôle des eaux de baignade ou l’agro-alimentaire.

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