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Résultat scientifique | Santé & sciences du vivant

Le rôle de la lamine dans l’ataxie télangiectasie


​Des chercheurs de l’iRCM (CEA/Fontenay-aux-Roses) ont montré que la lamine jouait un rôle dans le contrôle de la sénescence, un processus d’arrêt de la prolifération cellulaire, induite en particulier par le stress oxydatif. Deux types de maladies sont associées à un vieillissement accéléré : celles liées à un défaut de réparation de l’ADN (Ataxie télangiectasie) et celles liées à un défaut de la lamine, un constituant de l’enveloppe nucléaire.

Publié le 7 mai 2012
Pour décrypter les mécanismes de sénescence observée dans le cas de l’Ataxie télangiectasie (A-T), les chercheurs ont utilisé des cellules déficientes en protéine ATM (mutée chez les patients A-T). Ils ont notamment observé, qu’en l’absence de cette protéine, le niveau de lamine B1 augmente et est associé à une altération de l’enveloppe nucléaire.

Cette accumulation de lamine B1 et cette altération de l’architecture nucléaire sont le résultat du stress oxydatif élevé dans cette pathologie, et sont responsables de l’induction de la sénescence. Ces résultats montrent l’implication de la lamine dans le mécanisme de sénescence induit par le stress oxydatif et suggèrent que les deux types de maladies associées au vieillissement accéléré sont peut-être en fait liés à un défaut de fonctionnement de la lamine.

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