Article dossier jeunes
| La radioactivité
| L'imagerie médicale
Les applications aux neurosciences - Deuxième Partie
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Mis à jour le octobre 2006
Autres maladies neurologiques L’épilepsie partielle, forme d’épilepsie qui affecte une région du cortex, se caractérise en général par une faible efficacité des médicaments. Seule une intervention chirurgicale permet de guérir les patients qui en souffrent. La tomographie par émission de positons permet de localiser précisément la zone responsable des crises. Cette indication donne au médecin l’assurance que son ablation ne provoquera aucune séquelle fonctionnelle. Dans ce cadre, la TEP constitue un outil unique de diagnostic pré-opératoire. L’autisme est apparu, grâce aux techniques d’imagerie, comme une pathologie neurologique et non pas psychologique. L’analyse par TEP d’enfants autistes montre en effet une diminution bilatérale du débit sanguin cérébral au repos, localisée dans la partie supérieure du lobe temporal. En IRM, des anomalies anatomiques apparaissent dans ces mêmes régions temporales. Cette zone du lobe temporal serait à l’origine de nombreux symptômes de l’autisme et jouerait un rôle central dans le traitement des signaux environnementaux perçus par les organes visuels et auditifs et transcrits dans le système nerveux. La combinaison de ces deux procédés d’imagerie a mis en évidence des anomalies tant fonctionnelles que structurelles. “Les techniques d’imagerie ont permis de révéler la dimension neurologique de l’autisme.” |
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| Résultats obtenus avec la tomographie par émission de positons dans l’autisme. Les taches vertes correspondent aux régions présentant une diminution significative du débit sanguin cérébral observée chez 32 enfants autistes (régions temporales supérieures). |
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© CEA/M. Zilbovicius
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EN PSYCHIATRIE L’imagerie cérébrale permet de rechercher comment les modifications du fonctionnement du cerveau sont impliquées dans les troubles mentaux, et de trouver des informations utiles au développement de traitements spécifiques chez les patients. La dépression La dépression se traduit par des modifications localisées et évolutives de l’activité du cerveau mesurées grâce à la TEP. Le cerveau apparaît hypoactif lorsque les symptômes de dépression sont majeurs et son fonctionnement s’améliore sous l’effet des médicaments. Toutefois, le recouvrement d’une activité normale prend plus de temps que la disparition des symptômes de dépression et témoigne de la fragilité des patients à la rechute pendant plusieurs mois. Les informations obtenues sur les dysfonctionnements des régions du cerveau de patients déprimés et résistant aux traitements usuels sont également utilisées pour guider de nouvelles méthodes thérapeutiques. La schizophrénie La schizophrénie est une maladie mentale chronique débutant chez l’adolescent, se caractérisant par un retrait social, des délires et des hallucinations. La TEP et l’IRM ont démontré la présence d’altérations des régions impliquées dans la sélection d’informations conscientes. Une mesure des interactions de médicaments, habituellement utilisés dans cette affection, avec les récepteurs cérébraux de la dopamine, permet de mieux connaître les doses utiles, de préciser les régions du cerveau jouant un rôle dans l’effet thérapeutique ou dans les effets indésirables. Ces recherches sont utiles au développement de médicaments antipsychotiques.
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