Dossier | Technologies | Biopuces
Des plus pour les puces (3/6)
De perfectionnements en niveaux concepts, les puces à ADN sont toujours plus savantes.
Mis à jour en décembre 2006
Biopuces
![]() En haut : une analyse d'ADN à l'aide d'une puce sur une lame de verre non traitée. En bas : la même analyse sur une lame Ibis. © CEA |
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![]() L'imagerie par résonance plasmonique. L'échantillon sur la surface d'or du prisme (en haut) influe directement sur la lumière qui se reflète au-dessous. © B. Corso/CEA - Genoptics |
Outils de recherche, les puces ADN sont aussi objets de recherche. Le CEA s’est lancé à la fois dans le perfectionnement des technologies existantes et dans le développement de nouveaux concepts.
Les puces à ADN permettent de visualiser par fluorescence quels gènes sont exprimés et avec quelle intensité. Seul bémol : une grande part de la lumière fluorescente est piégée dans le substrat, support sur lequel sont déposées les sondes ADN (généralement une lame de verre). Les gènes très faiblement exprimés peuvent donc rester invisibles ! Pour pallier cet inconvénient, les chercheurs du CEA, en partenariat avec les sociétés Thalès Angénieux et Apibio, ont mis au point Ibis, une lame de verre spécialement conçue pour renvoyer plus de lumière vers le détecteur. «De très fines couches de matériaux dotés d’indices de réfraction différents sont déposées sur la lame par procédé sol-gel, explique Pierre Barritault, opticien au Laboratoire d’électronique, de technologie de l’information (Léti) du CEA, à Grenoble. Celle-ci est trempée verticalement dans une solution puis retirée à une vitesse contrôlée. Se forme à sa surface un film qu’il suffit de sécher.» L’empilement des couches minces constitue alors une sorte de miroir qui empêche la lumière fluorescente de pénétrer dans le support.
Les puces à ADN permettent de visualiser par fluorescence quels gènes sont exprimés et avec quelle intensité. Seul bémol : une grande part de la lumière fluorescente est piégée dans le substrat, support sur lequel sont déposées les sondes ADN (généralement une lame de verre). Les gènes très faiblement exprimés peuvent donc rester invisibles ! Pour pallier cet inconvénient, les chercheurs du CEA, en partenariat avec les sociétés Thalès Angénieux et Apibio, ont mis au point Ibis, une lame de verre spécialement conçue pour renvoyer plus de lumière vers le détecteur. «De très fines couches de matériaux dotés d’indices de réfraction différents sont déposées sur la lame par procédé sol-gel, explique Pierre Barritault, opticien au Laboratoire d’électronique, de technologie de l’information (Léti) du CEA, à Grenoble. Celle-ci est trempée verticalement dans une solution puis retirée à une vitesse contrôlée. Se forme à sa surface un film qu’il suffit de sécher.» L’empilement des couches minces constitue alors une sorte de miroir qui empêche la lumière fluorescente de pénétrer dans le support.
La mutation ponctuelle
Cependant, l’absorption de la fluorescence n’est pas le seul écueil lors de la lecture des puces à ADN. Et pour cause : celle-ci se fait après le lavage et le séchage, une fois que tous les appariements possibles ont eu lieu. « Mais deux brins d’ADN très proches, qui ne diffèrent par exemple que d’une seule base [on parle alors de mutation ponctuelle, Ndlr], peuvent quand même se lier», assure Thierry Livache, du Laboratoire chimie de la reconnaissance et d’étude des assemblages biologiques du CEA, à Grenoble. La réaction s’avère certes plus longue, mais existe bel et bien. Avec une puce à ADN standard, impossible de savoir combien de temps ont mis les brins d’ADN à s’apparier. Dans ce cas, comment être certain que le gène visible sur la puce possède toute son intégrité ?
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