Les données historiques reposaient sur des hypothèses de fabrication désormais anciennes, alors que les procédés de production des modules ont fortement évolué ces dernières années : meilleurs rendements, moins de matière et d'énergie consommées.
Pour actualiser ces références, les quatre organismes ont mutualisé leurs expertises. À l'INES, les équipes du CEA ont contribué à définir les procédés de fabrication actuels et à valider la cohérence technique des données, à partir des informations industrielles issues des appels d'offres de la CRE.
Résultat : une empreinte carbone qui passe de 43 gCO₂eq/kWh à une fourchette de 20 à 30 gCO₂eq/kWh, selon l'ensoleillement et le type d'installation.
Ces travaux viennent enrichir le rapport de référence de l'IEA PVPS, l'une des principales sources mondiales pour l'évaluation environnementale du photovoltaïque. Une analyse de cycle de vie approfondie est encore en cours, avec des résultats définitifs attendus fin 2027.
Pour le CEA, cette collaboration illustre l'importance du travail mené aux côtés des acteurs publics et de la filière pour produire des données environnementales robustes et partagées.