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Première mondiale dans la recherche de sécurisation des communications


​Des chercheurs du CEA, des Universités de Genève, d’Oxford et des écoles polytechniques fédérales de Lausanne et Zurich ont posé les premiers jalons de clés cryptographiques particulièrement résistantes aux attaques quantiques. Cette première mondiale ouvre la voie à des communications aux garanties de sécurité sans précédent. Leurs travaux paraissent le 27 juillet dans Nature.

Publié le 27 juillet 2022

​Des physiciens du CEA, aidés de leurs partenaires, ont imaginé et mis en œuvre un nouveau concept de distribution quantique de clés, capable d’offrir des communications à la sécurité infaillible.
Contrairement aux protocoles actuellement utilisés, comme RSA, qui utilisent des problèmes mathématiques difficilement résolvables par les ordinateurs classiques mais qui sont très vulnérables aux futurs ordinateurs quantiques, la distribution quantique, qui se base sur la théorie de l’information quantique,  offre la possibilité de protéger ses données sur le long terme.
De plus, et c’est une première mondiale, les clés générées dans le système imaginé par les chercheurs garantissent la sécurité des données sans reposer sur la connaissance des appareils quantique utilisés pour leur génération.
Elles s’avèrent ainsi être particulièrement résistantes aux attaques : il sera désormais possible de s’assurer du niveau de sécurisation des clés, notamment l’usage de technologies quantiques, sans connaitre les détails de la fabrication de ces clés, rendant leur falsification plus difficile qu’aujourd’hui et sécurisant donc les échanges utilisant ces clés.

Pour valider ce concept, mûri pendant cinq ans, les chercheurs du CEA se sont entourés d’une équipe pluridisciplinaire, composée de chercheurs de Suisse et de Grande-Bretagne, à même de réaliser le protocole expérimental imaginé ; l’expérience publiée dans Nature a ainsi été menée à l’Université d’Oxford.

Les chercheurs comptent désormais se rapprocher d’un système commercialisable, notamment en rallongeant la distance entre les deux appareils avec des systèmes photoniques, grâce à des subventions issues du Plan National pour les technologies quantiques. Des start-ups pourront alors s’en emparer pour offrir des communications ultra-sécurisées échangeant des données hautement confidentielles (diplomatie, santé, etc.). Le CEA pourra pour sa part le mettre au service de ses enjeux en cybersécurité.


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