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Innovation : le CEA et GRDF soutiennent l’émergence de la gazéification hydrothermale


​Dans le cadre du projet Gazhyvert 2, le CEA et GRDF s’associent afin de faciliter le développement d’un démonstrateur de gazéification hydrothermale. Cette technologie permet de produire du biométhane à partir de biomasses liquides telles que les boues de stations d’épuration. Le potentiel total de production de gaz verts en France à l’horizon 2050 s’élève à 420 TWh. La gazéification hydrothermale pourrait représenter jusqu’à 50 TWh de cette production, aux côtés d’autres technologies comme la méthanisation - qui demeurera majoritaire en volume – le power-to-gas ou la pyrogazéification.

Publié le 16 juin 2022

​La gazéification hydrothermale, une filière prometteuse de production de biométhane

La gazéification hydrothermale permet de produire du biométhane à partir de boues, en intégrant une réutilisation efficace de la chaleur issue du procédé. Convaincus du potentiel de cette technologie dans la production de gaz renouvelables, le CEA et GRDF ont lancé le projet Gazhyvert afin d’évaluer la faisabilité de ce procédé. Les résultats expérimentaux obtenus, ainsi que l’étude technico-économique et environnementale qui a suivi, ont permis de démontrer la pertinence et l’efficacité de cette technologie. Le projet, nommé Gazhyvert 2, a pour principal objectif de définir les adaptations nécessaires pour une industrialisation de la gazéification hydrothermale à horizon 2025. Il contribuera à la montée en maturité de la technologie afin d’aboutir à la conception d’un ou plusieurs démonstrateurs industriels.

Valoriser la biomasse liquide grâce à la gazéification hydrothermale

Procédé thermochimique innovant, la gazéification hydrothermale permet de produire du gaz renouvelable à partir de matière organique liquide. En opérant à haute température – de 500°C à 700°C – et pression élevée – environ 300 bars –, cette technologie permet de convertir jusqu’à 90 % du carbone de la biomasse en biogaz, grâce aux propriétés de l’eau à l’état supercritique. Elle garantit également la récupération des sels minéraux (azote, phosphore, potassium…) utilisables comme nutriments et fertilisants durables. S’agissant des ressources, les boues de stations d’épurations non-épandables ni compostables peuvent ainsi être utilement valorisées par gazéification hydrothermale, à la fois pour une valorisation matière et énergétique.

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