Vous êtes ici : Accueil > Découvrir les métiers scientif ... > Chercheur microscopiste

Métier | Electronique | Informatique | Mathématiques | Nouvelles technologies


Chercheur microscopiste

Publié le 5 septembre 2019
Un nanomètre, c’est un milliardième de mètre (10-9 m), soit 50 000 fois plus petit que l’épaisseur d’un cheveu. En descendant à cette échelle, les chercheurs microscopistes manipulent la matière atome par atome, l’élaborent, améliorent ses propriétés chimiques, physiques ou électroniques.

Vos missions

  • Synthétiser les nano-objets (nanopoudres, nanofils, nanotubes...) et les fonctionnaliser. 
  • Intégrer les nano-objets dans des dispositifs (capteurs, piles à combustible, composants pour énergie solaire...). 
  • Réaliser la caractérisation microstructurale et de valeur d’usage.




Au quotidien

Pour mener à bien leurs missions, les chercheurs développent des microscopes de plus en plus puissants. La résolution du microscope optique est limitée par la longueur d’onde des photons (0,1 micromètre). Dans un microscope électronique à balayage, les photons sont remplacés par des électrons ; cela procure des images de résolution nanométrique. Le microscope électronique en transmission, le plus puissant, fournit des images directes des structures atomiques des cristaux. Les microscopes à sonde locale – à effet tunnel ou à force atomique – peuvent arracher un atome d’une surface, le déplacer, le repositionner… Ce sont des outils d’observation et aussi d’élaboration de nano-objets.

Côté applications, j’étudie des catalyseurs pour piles à combustible. Pour réduire la part de platine et le remplacer par un alliage platine-nickel, il faut savoir où et comment déposer tous ces éléments. "
Laure
Thèse Science des matériaux.

VidéoLaure Guetaz - Microscopiste





Compétences
  • Nanofabrication
  • Fonctionnalisation et intégration des nanomatériaux
  • Caractérisation des nanoparticules

Zoom sur les microscopes électroniques

MicroscopeBio-20140521-076-BD.jpg
Microscope CM12 pour coloration négative © D.Morel/CEA

Les microscopes électroniques servent aussi en biologie, afin d’étudier des virus et des cellules comme les synapses du cerveau. Il faut alors doser le faisceau d’électrons pour qu’il n’endommage pas l’échantillon.