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Une image, une recherche, la DRF

​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​Chaque mois, une image met en lumière une recherche de la DRF. Saurez-vous deviner ce qu'elle représente​​ et quel institut/quelle ​entité se cache derrière ?​​​​​​​​

Publié le 1 octobre 2026

​​A votre avis, de quoi s'agit-il ?​

  1. Croissance in vitro de filaments d'actine constituant des réseaux structurés en ramification, permettant aux cellules de modifier leur forme et de se déplacer au sein de leur environnement.
  2. Observation en microscopie électronique d'un biofilm de bactéries filamenteuses fixées sur une surface rigide. Les micro-organismes sont reliés par une matrice extracellulaire qui assure leur adhésion ; un procédé exploité pour dépolluer des sols contaminés. 
  3. Coupe transversale d'un film mince de nanotubes de carbone déposé sur une surface de silicium métallisé. Les faisceaux de nanotubes forment une couche dense et interconnectée dont l'architecture optimise l'absorbance​ du rayonnement solaire.​​




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​Réponse...​

Coupe transversale d'un film mince de nanotubes de carbone déposé sur une surface de silicium métallisé.
Les faisceaux de nanotubes forment une couche dense et interconnectée dont l'architecture optimise
​l'absorbance du rayonnement solaire.​​

Les recherches menées à l'ICSM (Institut de Chimie Séparative de Marcoule) ​dans ce domaine ont pour objectif de développer des matériaux photo-thermiques par association de plusieurs couches complémentaires, en vue d'application pour des panneaux solaires photo-thermiques.

La sélectivité optique de ces matériaux peut être modulée et optimisée via la couche absorbante obtenue par dépôt électrophorétique (EPD), qui permet de déposer des particules sur un substrat à l'aide d'un champ électrique. Une haute sélectivité optique se traduit par une forte absorbance du rayonnement solaire jusqu'à une longueur d'onde d'environ 2 microns, couplée à une faible émissivité au-delà, ce qui permet de diminuer les pertes optiques et donc d'augmenter le rendement.

Les revêtements présentés sur la figure ont été obtenus par EPD à partir d'une suspension aqueuse de nanotubes de carbone stabilisée et chargée en milieu aqueux grâce au violet de pyrocatecol, une molécule organique portant une charge électrique négative (anionique). Cette technique de dépôt permet d'obtenir un dépôt submicronique et organisé de type « forêt de nanotubes » qui se comporte comme un corps noir parfait.

Crédit de l'image : Guillaume TOQUER, Xavier DESCHANELS, Renaud PODOR​

En savoir plus sur les recherches menées par l'ICSM dans ce domaine​

​​​A propos de l'ICSM​

Créé en janvier 2007, l'Institut de Chimie Séparative de Marcoule (ICSM) est une unité mixte de recherche entre le CEA, le CNRS, l'Université de Montpellier et l'École Nationale Supérieure de Chimie de Montpellier. Implanté sur le site de Marcoule, l'institut mène des recherches fondamentales en chimie, physico-chimie et modélisation pour répondre aux défis des énergies décarbonées et de l'économie circulaire.

Structuré autour de trois axes de recherche regroupant huit équipes, l'ICSM développe des approches expérimentales et théoriques en chimie séparative, sciences des matériaux, interfaces, colloïdes, nanosciences et modélisation multi-échelle. Ces travaux visent à concevoir et optimiser des procédés innovants d'extraction et de recyclage de métaux, à développer des matériaux pour les énergies du futur et à mieux comprendre les mécanismes fondamentaux gouvernant les phénomènes de séparation.

Intégré au Pôle Chimie Montpellier et à l'Institut des Sciences et Technologies pour une Économie Circulaire des Énergies bas Carbone (ISEC) de la Direction des Énergies du CEA (CEA/DES), l'ICSM contribue au développement d'une énergie nucléaire durable et au recyclage des matières critiques. 

Pour en savoir plus.


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