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Direction de la recherche fondamentale
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Une étude menée par le LSCE (CEA, CNRS, UVSQ) projette une diminution de 39 % du puits de carbone des forêts européennes d’ici 2030, sous l'effet de perturbations d'origine humaine et naturelle. A partir d’observations satellitaires et d’inventaires nationaux, les chercheurs montrent que la plantation de trois milliards d'arbres ne suffira pas à inverser ce déclin et qu'une réduction des prélèvements de bois sera indispensable pour préserver le rôle des forêts face au changement climatique.
Pourquoi certaines tumeurs du sein deviennent-elles résistantes aux chimiothérapies ? Une étude internationale, à laquelle ont participé des chercheurs du CEA-Jacob, met en évidence le rôle de l’épigénome dans l’adaptation des cellules cancéreuses du sein au traitement. Une avancée qui ouvre la voie à l'identification de nouveaux biomarqueurs prédictifs et à des stratégies visant à restaurer la sensibilité des tumeurs aux traitements.
Même en l’absence de stimuli externes, le cerveau reste actif. Cette activité spontanée, essentielle au développement du système nerveux et au traitement des informations, est-elle propre à chaque individu ou repose-t-elle sur une organisation commune ? Dans le cadre d’une collaboration impliquant l’IPhT (CEA-CNRS), des chercheurs ont montré que des larves de poisson-zèbre partagent une organisation cérébrale similaire.
Dans les tokamaks, une attention particulière est portée depuis plusieurs années aux configurations plasma à triangularité négative, par opposition à la plus traditionnelle triangularité positive. Des simulations numériques, réalisées par des chercheurs du CEA-IRFM, confirment que cette configuration permet de réduire la turbulence dans le plasma, améliorant ainsi le confinement de l’énergie et les performances des futures centrales à fusion.
Une équipe du CEA-Joliot a étudié, en collaboration avec l’université de Sharjah (EAU), les effets de l'hypoxie sur l'interface entre le plexus choroïde et le liquide céphalorachidien (LCR) via l'utilisation d'organoïdes dérivés de cellules souches pluripotentes humaines. L'objectif est d'explorer comment une hypoxie cérébrale au moment de la naissance, responsable de l'encéphalopathie hypoxique-ischémique, perturbe cette barrière cérébrale.
Une collaboration internationale incluant le LSCE (CEA, CNRS, UVSQ) a suivi l'évolution de la radioactivité dans le département de Fukushima et étudié les conséquences de la catastrophe, tant écologiques que sociales, dans la région. Les résultats indiquent que si le niveau de contamination radioactive globale a diminué, il n'a pas pour autant disparu et a beaucoup circulé à travers les eaux et les sols.
Des chercheurs du CEA-Irig ont développé des modèles tridimensionnels (3D) capables de reproduire avec précision le comportement de certaines tumeurs du rein. Ces outils pourraient, à terme, aider à mieux anticiper l’évolution de la maladie et la réponse aux traitements.
Lorsque le Soleil arrivera en fin de vie, dans environ cinq milliards d’années, il se transformera en une étoile géante, des centaines de fois plus grande qu’aujourd’hui. Depuis des décennies, les astronomes débattent de ce que cela implique pour la Terre. Notre planète sera-t-elle engloutie par le Soleil en expansion, ou parviendra-t-elle à s’échapper vers une orbite plus éloignée ? Une étude menée par la KU Leuven et le CEA-Irfu montre que la réponse est plus incertaine qu’on ne le pensait.
Les microalgues, capables de stocker l’énergie sous forme de lipides en grande quantité, suscitent un intérêt croissant pour la production de biocarburants. Dans ce contexte, des chercheurs du CEA-Irig ont développé iMgadit23, un modèle métabolique à l’échelle du génome de la microalgue Microchloropsis gaditana. A terme, cet outil pourrait permettre de modéliser intégralement le métabolisme des lipides d’autres organismes évolutivement proches.
Des équipes du CEA-IRAMIS, en collaboration avec le CNRS, l’ENSICAEN et l’Université de Caen Normandie, montrent qu’un faisceau d’ions peut faire apparaître spontanément de très fines “rides” régulières à la surface du titanate de strontium. Cette approche permet de structurer des surfaces à très petite échelle, tout en analysant précisément les transformations induites dans le matériau.
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Acteur majeur de la recherche, du développement et de l'innovation, le CEA intervient dans quatre grands domaines : énergies bas carbone, défense et sécurité, technologies pour l’information et technologies pour la santé.