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Direction de la recherche fondamentale
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Une étude menée par le LSCE (CEA, CNRS, UVSQ) projette une diminution de 39 % du puits de carbone des forêts européennes d’ici 2030, sous l'effet de perturbations d'origine humaine et naturelle. A partir d’observations satellitaires et d’inventaires nationaux, les chercheurs montrent que la plantation de trois milliards d'arbres ne suffira pas à inverser ce déclin et qu'une réduction des prélèvements de bois sera indispensable pour préserver le rôle des forêts face au changement climatique.
Une collaboration internationale incluant le LSCE (CEA, CNRS, UVSQ) a suivi l'évolution de la radioactivité dans le département de Fukushima et étudié les conséquences de la catastrophe, tant écologiques que sociales, dans la région. Les résultats indiquent que si le niveau de contamination radioactive globale a diminué, il n'a pas pour autant disparu et a beaucoup circulé à travers les eaux et les sols.
Les microalgues, capables de stocker l’énergie sous forme de lipides en grande quantité, suscitent un intérêt croissant pour la production de biocarburants. Dans ce contexte, des chercheurs du CEA-Irig ont développé iMgadit23, un modèle métabolique à l’échelle du génome de la microalgue Microchloropsis gaditana. A terme, cet outil pourrait permettre de modéliser intégralement le métabolisme des lipides d’autres organismes évolutivement proches.
Une étude menée par le LSCE (CEA-CNRS-UVSQ) montre que la prise en compte du carbone profond du pergélisol accélère fortement les pertes de carbone des sols des hautes latitudes. Dans un climat en réchauffement, cet effet devient particulièrement marqué.
Pour la quatrième année consécutive, un consortium international de chercheurs impliquant en France des équipes de Météo-France, du CEA, du CNRS et de Mercator Ocean International, a actualisé les indicateurs clés du changement climatique et de l’influence humaine à l'échelle planétaire. Leurs résultats indiquent que la planète accumule de la chaleur à un rythme qui accélère, et que le niveau de réchauffement planétaire dû aux activités humaines atteint 1,37°C.
Face à l’augmentation continue de la consommation d’énergie et à ses impacts environnementaux, le développement de stratégies visant à réduire les émissions de carbone et à valoriser le CO₂ constitue un enjeu majeur. Dans ce contexte, des chercheurs du CEA-Irig ont développé et caractérisé des cathodes (électrodes capables de catalyser des réactions chimiques) moléculaires pour convertir le CO₂ en produits utiles, avec de potentielles applications industrielles.
Des chercheurs du LSCE (CEA-CNRS-UVSQ) ont étudié des sédiments du fjord de la baie de la Table, aux Kerguelen. Ils révèlent une double empreinte humaine : les retombées des essais nucléaires français en Polynésie et une pollution diffuse à longue distance. L’étude montre aussi que la fonte du glacier Cook libère des substances comme le plomb, tandis que de nouveaux contaminants émergent, témoignant d’une pression anthropique désormais globale.
Une équipe du LSCE (CEA, CNRS, UVSQ) a mis au point un nouveau modèle climatique spécialisé dans la pluviométrie. Appelé GeoDS (v.1.0), il est conçu pour les simulations sur des temps longs (plusieurs millénaires) et permet de calculer des cartes des précipitations dans les régions avec des reliefs complexes. Il présente l’avantage d’être open source et pourra donc servir à de nombreuses recherches notamment en paléoclimatologie.
Une étude menée par le LSCE (CEA-CNRS-UVSQ) et l’INGV (Istituto Nazionale di Geofisica e Vulcanologia) montre que le réchauffement climatique a amplifié l’intensité de l’épisode de grêle qui a touché Paris et plusieurs régions de France et d’Allemagne le 3 mai 2025. Il s’agit de la première analyse d’attribution dédiée à un événement de grêle en Europe.
Les peptides et les protéines se fixent à la surface des nanoparticules de plastique pour former une couronne. Des chercheurs du CEA-Joliot et CEA-Iramis montrent, par une approche de modélisation moléculaire, des comportements d’adsorption distincts selon leurs séquences d’acides aminés. Ils établissent ainsi une base mécanique pour prédire les interactions peptide-plastique, un élément essentiel pour évaluer les risques induits par ces interactions pour la santé et les écosystèmes.
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Acteur majeur de la recherche, du développement et de l'innovation, le CEA intervient dans quatre grands domaines : énergies bas carbone, défense et sécurité, technologies pour l’information et technologies pour la santé.