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Direction de la recherche fondamentale
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Le méthane est l'un des principaux gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique à court terme. Pourtant, ses émissions restent parmi les plus difficiles à quantifier, en particulier en Afrique, où les observations atmosphériques sont encore très limitées. Dans ce contexte, le LSCE (CEA-CNRS-UVSQ) participe au projet international CH4 ALERT, qui vise à déployer un réseau de stations d'observation du méthane sur le continent africain.
Utilisée depuis plus d'un siècle pour protéger les cultures, la bouillie bordelaise a laissé un héritage encombrant : des sols agricoles durablement contaminés par le cuivre. Pour y remédier, des chercheurs de l’ICSM (CEA-CNRS-Université de Montpellier-ENSCM) et du DMRC (CEA) ont développé une approche associant lixiviation biosourcée et ultrasons à haute fréquence. Cette technique accélère et améliore l'extraction du cuivre par rapport aux méthodes conventionnelles de dépollution, sans altérer la granulométrie ou texture du sol.
Alors que chercheurs et décideurs politiques évaluent différentes voies pour réguler les températures mondiales, les interventions technologiques à grande échelle font l’objet de nombreuses études, parallèlement aux mesures traditionnelles de réduction des émissions. Une grande partie de la littérature se concentre sur la capture du dioxyde de carbone ou la modification du rayonnement solaire. Une étude récente menée par le LSCE examine une nouvelle option : l’élimination du méthane atmosphérique.
Qu’est-ce qui déclenche la floraison d’une plante ? Une équipe internationale de chercheurs coordonnée par l’Université Grenoble Alpes, le CNRS et le CEA publie dans la revue Nature Plants la découverte d’un mécanisme épigénétique qui contrôle cette transition décisive entre croissance végétative et reproduction.
En comparant trois modèles de végétation dynamique à des données polliniques fossiles, une équipe de recherche menée par le LSCE (CEA, CNRS, UVSQ) apporte un nouvel éclairage sur l’évolution des écosystèmes européens au cours de l’Holocène et sur l’impact croissant des activités humaines sur les paysages.
Une équipe du LSCE a réalisé une analyse isotopique sur des carottes de glaces prélevées en Terre-Adélie (Antarctique) afin de retracer les variations climatiques et du cycle hydrologique atmosphérique survenues dans la région au cours des dernières décennies. En plus de fournir un historique, ces résultats servent aussi à vérifier l’efficacité des modèles ECHAM6-wiso et LMDZ6iso, qui simulent la circulation générale atmosphérique intégrant les isotopes.
Hivers doux, printemps secs ou anormalement humides, sécheresses estivales : une étude coordonnée par des scientifiques du LSCE (CEA/CNRS/UVSQ) révèle que la mortalité des arbres en France a fortement augmenté depuis 2015 et qu’elle est liée à des anomalies climatiques saisonnières distinctes, et non à un seul événement extrême.
Une étude menée par le LSCE (CEA, CNRS, UVSQ) projette une diminution de 39 % du puits de carbone des forêts européennes d’ici 2030, sous l'effet de perturbations d'origine humaine et naturelle. A partir d’observations satellitaires et d’inventaires nationaux, les chercheurs montrent que la plantation de trois milliards d'arbres ne suffira pas à inverser ce déclin et qu'une réduction des prélèvements de bois sera indispensable pour préserver le rôle des forêts face au changement climatique.
Une collaboration internationale incluant le LSCE (CEA, CNRS, UVSQ) a suivi l'évolution de la radioactivité dans le département de Fukushima et étudié les conséquences de la catastrophe, tant écologiques que sociales, dans la région. Les résultats indiquent que si le niveau de contamination radioactive globale a diminué, il n'a pas pour autant disparu et a beaucoup circulé à travers les eaux et les sols.
Les microalgues, capables de stocker l’énergie sous forme de lipides en grande quantité, suscitent un intérêt croissant pour la production de biocarburants. Dans ce contexte, des chercheurs du CEA-Irig ont développé iMgadit23, un modèle métabolique à l’échelle du génome de la microalgue Microchloropsis gaditana. A terme, cet outil pourrait permettre de modéliser intégralement le métabolisme des lipides d’autres organismes évolutivement proches.
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Acteur majeur de la recherche, du développement et de l'innovation, le CEA intervient dans quatre grands domaines : énergies bas carbone, défense et sécurité, technologies pour l’information et technologies pour la santé.