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Direction de la recherche fondamentale
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Pour la quatrième année consécutive, un consortium international de chercheurs impliquant en France des équipes de Météo-France, du CEA, du CNRS et de Mercator Ocean International, a actualisé les indicateurs clés du changement climatique et de l’influence humaine à l'échelle planétaire. Leurs résultats indiquent que la planète accumule de la chaleur à un rythme qui accélère, et que le niveau de réchauffement planétaire dû aux activités humaines atteint désormais 1,37°C.
Face à l’augmentation continue de la consommation d’énergie et à ses impacts environnementaux, le développement de stratégies visant à réduire les émissions de carbone et à valoriser le CO₂ constitue un enjeu majeur. Dans ce contexte, des chercheurs du CEA-Irig ont développé et caractérisé des cathodes (électrodes capables de catalyser des réactions chimiques) moléculaires pour convertir le CO₂ en produits utiles, avec de potentielles applications industrielles.
Des chercheurs du LSCE (CEA-CNRS-UVSQ) ont étudié des sédiments du fjord de la baie de la Table, aux Kerguelen. Ils révèlent une double empreinte humaine : les retombées des essais nucléaires français en Polynésie et une pollution diffuse à longue distance. L’étude montre aussi que la fonte du glacier Cook libère des substances comme le plomb, tandis que de nouveaux contaminants émergent, témoignant d’une pression anthropique désormais globale.
Une équipe du LSCE (CEA, CNRS, UVSQ) a mis au point un nouveau modèle climatique spécialisé dans la pluviométrie. Appelé GeoDS (v.1.0), il est conçu pour les simulations sur des temps longs (plusieurs millénaires) et permet de calculer des cartes des précipitations dans les régions avec des reliefs complexes. Il présente l’avantage d’être open source et pourra donc servir à de nombreuses recherches notamment en paléoclimatologie.
Une étude menée par le LSCE (CEA-CNRS-UVSQ) et l’INGV (Istituto Nazionale di Geofisica e Vulcanologia) montre que le réchauffement climatique a amplifié l’intensité de l’épisode de grêle qui a touché Paris et plusieurs régions de France et d’Allemagne le 3 mai 2025. Il s’agit de la première analyse d’attribution dédiée à un événement de grêle en Europe.
Les peptides et les protéines se fixent à la surface des nanoparticules de plastique pour former une couronne. Des chercheurs du CEA-Joliot et CEA-Iramis montrent, par une approche de modélisation moléculaire, des comportements d’adsorption distincts selon leurs séquences d’acides aminés. Ils établissent ainsi une base mécanique pour prédire les interactions peptide-plastique, un élément essentiel pour évaluer les risques induits par ces interactions pour la santé et les écosystèmes.
Pourquoi la relation entre les isotopes de l’eau dans les carottes de glace et la température varie-t-elle autant selon l’espace et le temps en Antarctique ? Une étude menée par le LSCE (CEA-CNRS-UVSQ) propose un cadre conceptuel révolutionnaire pour expliquer ces divergences. Cette avancée ouvre la voie à une relecture plus fine de l’histoire climatique et renforce notre compréhension du rôle clé de l’Antarctique dans l’évolution future du climat mondial.
En 2022, le CNRS/INSU a lancé le Groupe Opérationnel National Lidar (GON Lidar) chargé de la refonte des instrumentations lidar destinées au suivi à long terme des variables climatiques essentielles dans la troposphère et la stratosphère. Le CEA s'est fortement engagé dans cette initiative en assurant le pilotage scientifique et technique du groupe. Actuellement en phase de test au LSCE, TAMARIN sera livré à La Réunion à l’automne 2026.
Les récifs coralliens abritent une biodiversité exceptionnelle, mais une grande partie de leur richesse reste invisible. En analysant les microbiomes de centaines de coraux à l’échelle de l’océan Austral, une étude récente, impliquant des équipes du CEA-Jacob, révèle l’ampleur insoupçonnée de cette diversité microbienne et de son potentiel moléculaire.
Le projet de recherche internationale PRISMARCTYC auquel participe le LSCE (CEA, CNRS, UVSQ, Université Paris-Saclay) révèle que le dégel du pergélisol en Sibérie libère une grande quantité de carbone organique ancien vers certains lacs « thermokarstiques ». Dans une étude, les chercheurs mettent en évidence l’influence du dégel du pergélisol sur le cycle du carbone de ces lacs et apportent de nouvelles contraintes pour les modèles climatiques globaux.
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Acteur majeur de la recherche, du développement et de l'innovation, le CEA intervient dans quatre grands domaines : énergies bas carbone, défense et sécurité, technologies pour l’information et technologies pour la santé.