A votre avis, de quoi s'agit-il ?
- Image en microscopie confocale de bactéries multicellulaires organisées en sphère. Cette structuration permet de mieux comprendre l'apparition de la vie multicellulaire ainsi que les microorganismes capables de s'orienter grâce au champ magnétique terrestre.
- Simulation numérique d'un plasma de fusion confiné par un champ magnétique. Les couleurs représentent les variations de température et de densité, révélant les mouvements et interactions des particules dans le plasma.
- Observation du développement d'une instabilité convective dans un fluide chauffé. Les variations de couleur permettent de visualiser les mouvements convectifs qui se développent progressivement dans ce système hors d'équilibre, susceptible d'évoluer vers un régime turbulent.
.png)
Réponse...
Image en microscopie confocale de bactéries multicellulaires organisées en sphère. Cette structuration permet de mieux comprendre l'apparition de la vie multicellulaire ainsi que les microorganismes capables de s'orienter grâce au champ magnétique terrestre.
Cette image obtenue en microscopie confocale montre l'organisation de bactéries multicellulaires formant une sphère, observée ici en coupe centrale. Le rouge correspond aux membranes cellulaires et permet de distinguer les contours ainsi que l'agencement des nombreuses cellules entre elles. Le bleu révèle la répartition de l'ADN.
Magnetogigantoglobus mediterraneus est une bactérie géante d'environ 16 micromètres, soit près de dix fois la taille d'une bactérie classique. Découverte par des chercheurs du BIAM (CEA, CNRS, Aix-Marseille Université) et leurs partenaires, elle est constituée d'environ 130 cellules organisées en sphère autour d'un compartiment central. Grâce à ses magnétosomes, de petits cristaux magnétiques, elle est capable de s'orienter en fonction du champ magnétique terrestre.
Cette organisation multicellulaire, exceptionnelle chez les bactéries, remet en question notre compréhension de l'évolution et de la complexité du vivant. Les cellules semblent fonctionner de manière coordonnée, notamment pour optimiser leur orientation par rapport au champ magnétique.
Cette découverte s'inscrit dans les recherches menées au BIAM sur les bactéries magnétotactiques et les magnétosomes, qui visent notamment à mieux comprendre leur fonctionnement et leurs propriétés. Ces travaux explorent également le potentiel de ces nano-aimants biologiques pour des applications en biomédecine, notamment pour le diagnostic et le traitement du cancer, ainsi que pour le développement de nouvelles approches en biotechnologie.
Crédit de l'image : Turrini
Elsa, Godon Christian, Monteil Caroline
En savoir plus sur les recherches menées par le BIAM dans ce domaine
A propos du BIAM
Le BIAM est une Unité Mixte de Recherche multi-tutelles CEA/CNRS/Aix-Marseille Université (UMR 7265) et multi-sites, implantée sur deux sites géographiques stratégiques : le centre du CEA Cadarache à Saint-Paul-lez-Durance et la faculté des sciences de Luminy à Marseille.
Internationalement reconnu dans le domaine de la biologie environnementale, le BIAM réunit au total 24 nationalités et rassemble les compétences de 180 collaborateurs issus de ses trois tutelles.
Son objectif est de faire progresser de nombreux champs de la connaissance et de développer des concepts de biotechnologiques comme par exemple, dans le domaine de la dépollution des sols et des eaux contaminées (bioremédiation) ou celui de la production de molécules à haute valeur ajoutée comme les bioénergies.
Pour en savoir plus.