Centrées sur la neuroimagerie, les recherches conduites à NeuroSpin couvrent des développements technologiques et méthodologiques au service des neurosciences précliniques et cliniques, incluant les neurosciences cognitives.
Cette inauguration s'est tenue en présence de l'Administratrice générale du CEA,
Anne-Isabelle Etienvre, de
Nelly Garnier conseillère régionale déléguée spéciale à la recherche et à l'enseignement supérieur de la Région Ile-de-France, d'Adrien Taquet, président du conseil de surveillance de l'Institut Robert-Debré du Cerveau de l'Enfant, de
Florence Plessix, cheffe de la performance, du financement et de la contractualisation avec les organismes à la DGRI, ainsi que des partenaires institutionnels engagés pour la recherche sur le cerveau.
Cette modernisation majeure du parc d'imagerie, rendue possible grâce au soutien de l'État dans le cadre de la Loi de programmation de la recherche et du plan France 2030, de la Région Île-de-France ainsi que de l'Institut Robert-Debré du Cerveau de l'Enfant, ouvre
de nouvelles perspectives pour la compréhension du cerveau et le développement d'une médecine de précision.
Installé sur le centre Paris-Saclay du CEA, NeuroSpin réunit sur un même site des instruments de neuroimagerie parmi les plus puissants au monde et des équipes pluridisciplinaires en neurosciences, physique, mathématiques, intelligence artificielle et médecine.
Un parc d'imagerie renforcé pour la recherche sur le cerveau
Pionnier en France dans l'imagerie à ultra-haut champ, NeuroSpin est le premier centre français équipé d'un IRM à 11,7 teslas (T), Iseult, au champ magnétique inégalé. Développé par les équipes du CEA, cet équipement permet d'observer le cerveau humain avec une précision sans précédent.
En 2025, l'infrastructure a engagé une jouvence technologique d'ampleur exceptionnelle avec :
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le remplacement des imageurs cliniques 3 T et 7 T par des équipements de dernière génération ;
le renouvellement complet de l'électronique de l'IRM préclinique 17,2 T ;
l'installation d'un liquéfacteur permettant de recycler l'hélium utilisé par les instruments précliniques
le remplacement de son instrument de magnétoencéphalographie (MEG) destiné à l'exploration des réseaux fonctionnels cérébraux chez l'Homme à des résolutions temporelles élevées de l'ordre de la milliseconde
Et prévoit également une première modernisation programmée de l'IRM 11,7 T à l'horizon 2029.
Grâce à cette nouvelle génération d'équipements, les chercheurs pourront explorer le cerveau humain avec une précision inédite. Ces avancées permettront d'atteindre une résolution dite « mésoscopique », une échelle intermédiaire entre l'imagerie médicale classique et l'observation microscopique, permettant d'étudier très finement l'organisation des circuits cérébraux, à l'échelle de quelques milliers de neurones.
En recherche préclinique, les scientifiques pourront se rapprocher de l'échelle microscopique avec des résolutions s'approchant de la taille du neurone, allant de quelques dizaines de micromètres jusqu'à la centaine de micromètres.
Présentation de travaux réalisés sur la plateforme d'imagerie préclinique 17T par Davide Boido.