Les sessions plénières du SOFT 2026 ont permis de proposer une vision complète de l'état d'avancement des grandes installations de fusion dans le monde, qu'elles soient nationales ou internationales, publiques ou issues d'initiatives privées. Les derniers résultats obtenus sur les machines en exploitation ont notamment été présentés, avec des contributions consacrées à WEST (CEA, France), JT-60SA (le tokamak coexploité par l'Europe et le Japon), EAST (Chine), KSTAR (Corée), W7-X (Allemagne) et LMJ (CEA, France).
Ces présentations ont été complétées par des points d'avancement sur les futures grandes installations et projets de fusion, parmi lesquels ITER, les tokamaks BEST (Chine) et DTT (Italie), l'installation destinée à tester les matériaux sous irradiation de neutrons de 14MeV DONES (Espagne) et les installations soutenues par des initiatives privés SPARC (US) et STEP (UK). L'ensemble témoigne d'une dynamique internationale forte, à la fois autour de l'exploitation des machines existantes et de la préparation de nouvelles installations. En parallèle, les sessions orales et posters ont permis de présenter des nombreuses initiatives privées développant de nouvelles approches et des concepts de machines parfois en rupture.
Une matinée de la conférence a été plus spécifiquement consacrée à la stratégie européenne, avec notamment une présentation de Fusion for Energy (F4E) et une table ronde réunissant des représentants de la Commission européenne et d'EUROfusion.
Enfin, la conférence se tenant à proximité de Cadarache, l'IRFM, avec l'aide d'ITER, a également organisé des visites du tokamak WEST et du site d'ITER.
Ainsi, le SOFT 2026 aura montré, à travers la diversité des résultats présentés, des projets engagés et des acteurs mobilisés, que la fusion connaît aujourd'hui une dynamique internationale sans précédent, associant progrès scientifiques, maturation technologique, investissements industriels et renouvellement des compétences.