
Après un master de chimie organique de l'Université Aix-Marseille, Eugénie Romero-Laboureur a obtenu un doctorat en chimie, portant sur la synthèse et l'étude conformationnelle de pseudopeptides, à l'Université de Lorraine en 2015. Elle a ensuite rejoint le laboratoire des Dr Dodd et Cariou à l'Institut de Chimie des Substances Naturelles (ICSN, Gif-sur-Yvette) pour un stage postdoctoral en chimie médicinale, avant de poursuivre par deux autres stages postdoctoraux en chimie photoredox, en Belgique puis à Philadelphie, dans les groupes des Pr G. Evano et G. A. Molander.
En 2019, elle occupe le poste de directrice du centre HTE (High-Throughout Experimentation) de l'Université de Pennsylvanie à Philadelphie, avant de revenir en France où elle exerce depuis 2020 comme ingénieure-chercheure CEA dans l'équipe de Jean-Christophe Cintrat au SCBM. Forte de son expertise, elle y développe en 2021 une plateforme de criblage pour la chimie (plateforme HTE), pour soutenir les travaux du laboratoire en méthodologie de synthèse, explorer le potentiel d'approches de chimie médicinale accélérées, dites direct-to-biology, et générer des données expérimentales destinées à l'alimentation d'algorithmes prédictifs.

Plateforme HTE du SCBM © Université Paris-Saclay
En octobre 2024, elle participe à la création de l'AFCAD (Association Francophone de Chimie Accélérée et Digitalisée), dont elle occupe la présidence, et dont l'une des priorités est d'accélérer le développement de nouvelles molécules, matériaux et procédés, tout en réduisant les coûts et l'empreinte écologique.
Ses thématiques de recherche portent actuellement sur le développement de nouvelles méthodologies de synthèse photoredox sous lumière rouge, un projet financé par une ANR en 2025.