Responsable d'équipe
Dr Michel Bottlaender
Objectifs
L'objectif principal est d’exploiter l’approche d’imagerie multimodale TEP-IRM pour développer des biomarqueurs d’imagerie cérébrale dédiés aux maladies neurodégénératives.
Les objectifs sont :
- Affiner la compréhension de la physiopathologie de ces maladies, afin d’ouvrir la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques ;
- Préciser le diagnostic et le pronostic des patients, permettant notamment :
- une meilleure stratification des groupes de patients pour les essais thérapeutiques,
- un suivi plus efficace de l’efficacité des nouvelles solutions thérapeutiques.
thématiques
Nous avons développé un traceur TEP ([18F]-DPA-714) permettant d’évaluer in vivo la réaction neuro-immune cérébrale. Après la mise au point d’une méthode de quantification non invasive, des protocoles cliniques ont été développés pour plusieurs troubles neurologiques. À ce jour, nous menons ou participons à plus de 10 protocoles cliniques utilisant ce biomarqueur.
Dans la maladie d’Alzheimer (MA), nous avons identifié deux profils distincts de signatures neuro-inflammatoires avec des dynamiques différentes, influençant différemment la progression de la maladie et variant davantage entre les patients qu’entre les stades de la maladie. Fort de ces résultats et de données précliniques cohérentes, nous développons un essai thérapeutique basé sur une approche immunomodulatrice visant à rééquilibrer les réponses microgliales délétères vers une neuro-inflammation bénéfique.
Dans la sclérose en plaques (SEP), nous avons démontré que les profils neuro-inflammatoires des lésions de la substance blanche sous-tendent l’atrophie corticale longitudinale et l’aggravation du handicap. Cette méthode est utilisée dans un essai thérapeutique pour évaluer l’efficacité d’un traitement visant à réduire l’activité microgliale chez les patients atteints de SEP.
Par ailleurs, nous avons mis en place une étude d’imagerie combinant la caractérisation des protéinopathies Aβ et Tau par TEP et l’évaluation de l’atrophie par IRM 3T et 7T, ce qui a permis d’affiner le diagnostic des patients consultant pour des troubles mnésiques typiques de la MA. Nous avons également montré que la fixation du traceur Tau est prédictive du déclin cognitif dans la MA, dans des zones cérébrales spécifiques, notamment les cortex temporo-pariétal et frontal, et qu’elle est associée à une atrophie corticale ultérieure. Cela pourrait permettre d’affiner la sélection des patients pour les essais cliniques, en incluant ceux au stade prodromal de la maladie, présentant un risque élevé de déclin cognitif rapide.
Enfin, nous menons la cohorte SENIOR, qui vise à établir un panel de biomarqueurs IRM du vieillissement normal à 3T et 7T, basé sur un suivi annuel sur 10 ans de 100 sujets âgés en bonne santé. Les acquisitions et analyses sont en cours. Les premiers résultats ont révélé le potentiel de la quantification du sodium tissulaire à 7T comme biomarqueur précoce des troubles métaboliques dans la MA.
Collaborations
P Brugière (NeuroRadiologue , CHU
de Creteil)
H Chabriat – E Jouvent
(Neurologues, CHU Lariboisière, Paris)
C Delmaire (NeuroRadiologue, CHU
de Lille)
M Sarazin (Neurologue, Hopital
Sainte Anne, Paris)
B Stankoff (Neurologue, CHU Saint
Antoine, Paris)