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Observer les bactéries en RMN pour développer de nouveaux antibiotiques


Des chercheurs de l’IBS, en collaboration avec le CEA-Inac, ont réussi à observer la paroi de cellules bactériennes vivantes par une méthode de résonance magnétique nucléaire (RMN) améliorée. De telles analyses pourraient contribuer, notamment, au développement de nouveaux antibiotiques. ​

Publié le 26 avril 2013

​La paroi cellulaire d’une bactérie est composée d’une coque de polymères permettant, entre autres, la reconnaissance et l’adhérence aux cellules qu’elle va infecter. La RMN du solide est un outil de choix pour l’investigation de cet objet, gros et complexe, car elle ne nécessite pas de cristallisation et permet ainsi de travailler sur des cellules vivantes. Sa sensibilité est cependant limitée. Les chercheurs de l’IBS et de l’iNAC ont utilisé sur la Plateforme de nanocaractérisation PFNC du CEA de Grenoble une technique émergente capable d’augmenter d’un facteur 24 la sensibilité aux signaux RMN des cellules. Il s’agit de la « polarisation dynamique nucléaire » (DNP). En présence des cellules, un agent polarisant se fixe sur les polymères de la paroi et, sous irradiation micro-onde, amplifie sélectivement leur réponse.

Les chercheurs ont testé cette méthode sur la souche bactérienne Bacillus subtilis. Grâce à l’agent polarisant1, il a été possible d’augmenter les seuls signaux de la paroi sans qu’ils soient noyés sous les signaux provenant du reste de la cellule. Cette observation sélective de la paroi des bactéries permettra de mieux comprendre les mécanismes d’interaction de ces dernières avec leur environnement et de mettre en place de nouvelles stratégies antibiotiques. Ces travaux ouvrent également des perspectives plus générales sur l’étude des membranes cellulaires


  1. Ici la molécule Totapol  

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