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Musée d'Orsay : quand art et science donnent corps au vivant


​Pour débuter magistralement les célébrations de ses 40 ans, le musée d'Orsay s'est transformé en véritable théâtre du vivant. Lors de deux soirées dans la Nef les 24 et 25 janvier, le public a été plongé dans un spectacle immersif inédit au cœur des dynamiques cellulaires. Ce projet, porté par le CEA et le CNRS, a permis de transformer chaque spectateur en chercheur le temps de quelques minutes. 

Publié le 30 janvier 2026

​Assis ou allongés au sol, les spectateurs ont pu admirer le tympan et la verrière si emblématiques du musée, éclairés et traversés par les mouvements des filaments à l'intérieur des cellules, en une chorégraphie à la fois surprenante et poétique. Une expérience exceptionnelle qui a littéralement donné vie à l'architecture de la gare. Microscopie, projections monumentales et musique immersive ont rendu tangible la relation entre vivant et architecture, et révélé des phénomènes inattendus qui interrogent nos préjugés et notre regard sur le vivant. ​

« À travers cette expérience mêlant art et science, nous avons voulu montrer, à partir d'images brutes, que les architectures cellulaires ne sont en rien figées : elles se construisent et se déconstruisent en permanence. Ces deux mécanismes contrôlent la forme des cellules et doivent être parfaitement équilibrés pour que la cellule n'explose ni ne s'effondre. Il était important pour nous de souligner que les règles de cet équilibre dynamique, aussi important soit-il, nous sont totalement inconnues. La Nef du musée d'Orsay étant gigantesque, elle constituait un terrain idéal pour donner corps à ces idées et illustrer les limites du vivant. L'enjeu était de mettre en œuvre différentes stratégies expérimentales afin d'illustrer comment l'équilibre interne des cellules les empêche d'en couvrir l'intégralité », explique Manuel Théry, directeur scientifique du projet et chercheur au CEA-Irig



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