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Une kinase clé dans la prolifération cellulaire


​C'est au cœur du végétal que des chercheurs du CEA-Biam ont pu confirmer le rôle majeur de la kinase TOR dans la prolifération cellulaire. Un résultat qui permet de mieux comprendre la régulation de la croissance des plantes ; avec des perspectives dans le secteur de la sécurité alimentaire, voire du traitement de cancers.  ​

Publié le 23 janvier 2024

L'étude des kinases, qui sont présentes chez des organismes aussi différents que les humains et les plantes, offre une approche universelle pour mieux comprendre les maladies liées à un dérèglement de la prolifération cellulaire. Ainsi, les scientifiques étudient les réactions propres des kinases et les conséquences cellulaires associées lorsqu'elles sont mises en présence d'inhibiteurs. Marie-Hélène Montané et Benoît Menand, chercheurs au CEA-Biam, s'intéressent particulièrement à la kinase TOR (Target of Rapamycin) qu'ils voient comme le chef d'orchestre de la prolifération des cellules et de la différenciation cellulaire.

Pour le démontrer, ils ont recherché l'action de l'inhibiteur AZD-8055 dans une approche pharmacogénétique innovante. Ils ont sélectionné des plantes résistantes à cet inhibiteur afin d'y mesurer des marqueurs de croissance comme le développement des racines, la photosynthèse et la phosphorylation (processus déclenchant des réactions en cascades dans les cellules et impliqué dans la croissance cellulaire, le métabolisme, la communication intercellulaire, la réponse aux hormones…). Le résultat de leurs mesures est catégorique : la kinase TOR régule en effet les processus de croissance cellulaire. « Il faut garder à l'esprit que TOR, comme beaucoup de kinases, est présente dans les cellules végétales mais aussi animales où elle assure une fonction similaire. L'approche pharmacogénétique que nous avons développée chez les plantes est probablement valide pour les algues ou les cellules animales. Cette découverte est donc décisive pour différents secteurs de la recherche », soulignent les scientifiques.

En effet, comprendre ces mécanismes fondamentaux favorise les recherches sur les stratégies d'adaptation de la croissance des plantes face aux maladies et aux stress environnementaux. Et l'impact de ces travaux ne s'arrêtent pas là : révéler les arcanes de la régulation des activités de la kinase TOR pourrait favoriser les recherches sur les traitements contre différentes formes de cancers ou de maladies inflammatoires.


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